La canicule, un défi tout aussi rude pour les sans-abri à Bruxelles
La canicule actuelle frappe de plein fouet les populations vulnérables en Belgique, et particulièrement à Bruxelles. Le centre d'accueil de jour « 't Eilandje » à Saint-Gilles, une commune bruxelloise, rapporte que l'afflux de sans-abri cherchant à se rafraîchir a considérablement augmenté. Cela met en lumière un problème croissant : la période estivale est en train de devenir aussi dangereuse que les mois d'hiver pour les personnes sans domicile fixe.
Traditionnellement, une grande attention est accordée aux risques liés au froid extrême pour les sans-abri, surtout dans des villes comme Anvers et Liège. Cependant, les dangers de la chaleur – tels que la déshydratation, les coups de chaleur et l'aggravation de conditions médicales sous-jacentes – sont souvent sous-estimés. Les centres d'accueil dans des villes comme Gand et Charleroi doivent s'adapter de plus en plus à cette nouvelle réalité.
« Pour les sans-abri, cette période est aussi difficile que l'hiver », selon un porte-parole de « 't Eilandje ». Cette citation souligne la nécessité d'un changement de politique et d'aide. Il est crucial que non seulement des abris d'hiver, mais aussi des abris d'été adéquats et des lieux ombragés soient prévus en Flandre, en Wallonie et spécifiquement dans la Région de Bruxelles-Capitale.
La ville de Bruxelles et ses communes environnantes, telles que Schaerbeek et Anderlecht, sont appelées à prendre des mesures supplémentaires pour protéger les plus vulnérables, y compris l'élargissement des possibilités d'accueil de jour et la mise à disposition d'eau potable.
