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Euro numérique: les banques belges refusent de participer au

Euro numérique: les banques belges refusent de participer au

Malgré la sélection par la BCE de prestataires de services de paiement, les banques belges ne participeront pas à la phase pilote de l'euro numérique.

16/07/2026 09:02:20 · Redacteur EU-affaires

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L'euro numérique prend des formes de plus en plus concrètes, mais le soutien du secteur bancaire belge fait défaut. Aucune banque belge ne participera à la phase pilote de l'euro numérique, une abstention notable qui soulève des questions sur l'avenir des paiements numériques en Belgique. La Banque centrale européenne (BCE) a récemment sélectionné 36 prestataires de services de paiement à travers l'Europe pour participer à cette phase de test importante, qui débutera en 2027. Parmi les sélectionnés figure Revolut, mais les institutions financières belges, qui sont depuis longtemps critiques à l'égard du projet, ont décidé de ne pas s'y engager.

Ce qui se passe

La Banque centrale européenne (BCE) prépare l'introduction d'un euro numérique, en complément de l'argent liquide. Cette monnaie numérique est destinée aux transactions quotidiennes et doit garantir la stabilité et la souveraineté du système monétaire européen. En attendant une décision finale des législateurs européens, la BCE lancera un programme pilote en 2027. Ce programme comprendra 36 prestataires de services de paiement sélectionnés, qui testeront les aspects techniques et opérationnels de l'euro numérique. Il est à noter qu'aucune banque belge ne fait partie de ce groupe. Cette position du secteur financier belge, y compris de grandes banques comme KBC et BNP Paribas Fortis, est connue depuis longtemps et est largement partagée. Elles expriment des inquiétudes concernant les coûts, l'utilité et les risques potentiels d'un euro numérique pour leur modèle d'affaires.

Comment les banques belges réagissent à la monnaie numérique

Les banques belges, réunies au sein de Febelfin, ont exprimé à plusieurs reprises leurs réserves concernant les projets d'euro numérique. Elles craignent notamment une augmentation des coûts de mise en œuvre et de maintenance de l'infrastructure, et voient peu de valeur ajoutée par rapport aux méthodes de paiement numériques existantes, telles que Bancontact. En outre, elles s'inquiètent des conséquences sur leur liquidité si les consommateurs transféraient massivement leurs fonds des comptes bancaires commerciaux vers des comptes en euros numériques. Ces objections ont conduit à un refus collectif de participer au pilote, faisant de la Belgique une exception au sein de la zone euro.

Contexte

La discussion sur un euro numérique est en cours depuis plusieurs années, stimulée par la numérisation croissante des paiements et l'émergence des cryptomonnaies. La BCE considère l'euro numérique comme un moyen de maintenir le contrôle de la politique monétaire et de garantir la stabilité du système financier dans un monde de plus en plus numérique. Cependant, plusieurs défis subsistent, notamment les questions de confidentialité, le risque de panique bancaire et l'impact sur la concurrence entre les institutions financières. Le Parlement européen et la Commission européenne se penchent actuellement sur les cadres législatifs nécessaires à l'introduction de l'euro numérique. L'absence de banques belges dans cette phase précoce pourrait compliquer davantage le débat et accroître la pression sur les décideurs politiques belges.

Ce que cela signifie pour la Belgique

L'abstention belge dans l'expérimentation de l'euro numérique a des implications potentielles pour le pays. Sans expérience directe de la phase pilote, la Belgique pourrait prendre du retard dans le développement et la mise en œuvre de cette future potentielle des paiements. Cela pourrait entraîner une position moins compétitive pour les entreprises et les consommateurs belges au niveau européen. En outre, un manque de participation nationale pourrait réduire l'influence de la Belgique sur l'élaboration future de l'euro numérique, ce qui pourrait à terme nuire aux besoins spécifiques de l'économie belge. Il est cependant également possible que la réticence des banques belges alimente davantage le débat sur l'opportunité et la meilleure approche de l'euro numérique, ce qui pourrait finalement aboutir à un système plus robuste et mieux pensé pour tous les États membres de l'Union européenne.

La source principale de cette nouvelle est L'Echo, qui a rapporté l'abstention des banques belges lors du pilote de l'euro numérique.

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