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Charlier (ULiège) critique l'enfouissement nucléaire belge

Charlier (ULiège) critique l'enfouissement nucléaire belge

Le professeur Robert Charlier de l'Université de Liège appelle à reconsidérer l'enfouissement géologique profond des déchets nucléaires, qualifiant la méthode de « monstre technologique ». Ses critiques, relayées par L'Echo, remettent en question la stratégie belge actuelle et plaident pour un large débat sociétal sur les alternatives et la durabilité de la gestion des déchets nucléaires.

13/08/2026 09:16:15 · Redacteur EU-affaires

Article complet

Ce qui se passe

L'approche belge en matière de stockage des déchets nucléaires est remise en question, après que le professeur Robert Charlier de l'Université de Liège (ULiège) ait exprimé des critiques concernant la méthode d'enfouissement géologique profond. Charlier, également membre du comité scientifique de l'agence française des déchets nucléaires Andra, affirme que l'enfouissement des déchets nucléaires n'est pas raisonnable et est devenu un « monstre technologique ». Il plaide pour un débat sociétal approfondi sur l'avenir de la gestion des déchets nucléaires en Belgique, selon L'Echo.

Ces déclarations surviennent alors que la Belgique cherche toujours une solution durable pour ses déchets hautement radioactifs. La stratégie actuelle se concentre sur le stockage souterrain, mais la faisabilité et l'acceptation sociétale restent des points sensibles, surtout compte tenu du très long terme associé à de tels projets.

Voix critiques et l'avenir de la gestion des déchets

Les critiques du professeur Charlier rejoignent des discussions plus larges sur la complexité et les implications éthiques du stockage à long terme des déchets nucléaires. Le débat sur une solution définitive est complexe et englobe des aspects technologiques et sociétaux qui nécessitent une réflexion approfondie.

Contexte

La Belgique produit depuis des décennies des déchets nucléaires hautement radioactifs en raison de son programme d'énergie nucléaire, avec des centrales comme celles de Doel et de Tihange. Le stockage permanent de ces déchets est l'un des plus grands défis technologiques et éthiques auxquels sont confrontés le gouvernement fédéral et les institutions concernées. L'Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF) est responsable de la gestion de ces déchets et a mené des années de recherche sur le stockage géologique profond dans des couches d'argile, comme celle située sous le site de Mol.

Défis et alternatives

La critique du professeur Charlier touche à la complexité de la sécurité à long terme de tels projets. Bien que l'enfouissement profond soit considéré mondialement comme la solution la plus prometteuse par des organisations telles que l'AIEA, il existe toujours des incertitudes et des coûts élevés associés à son développement et à sa mise en œuvre. Charlier souligne que l'ampleur et les exigences techniques d'un tel projet en font un système ingérable à ses yeux. Il insiste sur un débat plus large, où toutes les alternatives possibles et les implications sociétales sont soigneusement prises en compte, incluant potentiellement des techniques innovantes pouvant réduire la quantité de déchets ou leur radioactivité.

Ce que cela signifie pour la Belgique

L'appel de Robert Charlier à un nouveau débat sur le stockage des déchets nucléaires pourrait avoir des implications importantes pour la politique belge, qui est aux prises avec ce dossier depuis longtemps. Il pourrait remettre en question la prise de décision concernant l'approche future des déchets nucléaires et potentiellement conduire à une réévaluation de la stratégie actuelle de l'ONDRAF. Un débat ouvert, impliquant des scientifiques comme le professeur Charlier, des décideurs politiques du gouvernement fédéral, et le grand public, est essentiel pour parvenir à une solution durable et largement acceptée qui tienne compte à la fois de la faisabilité technologique et de l'acceptation sociétale. Les régions jouent également un rôle, car les sites potentiels d'enfouissement peuvent susciter de l'opposition locale.

Pour Robert Charlier, professeur emeritus à l'ULiège et membre du comité scientifique de l'Andra, enfouir les déchets nucléaires n'est pas raisonnable. Il réclame un vrai débat sur le sujet. (L'Echo)

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