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UPS prévoit de supprimer jusqu'à 525 emplois en Belgique

UPS prévoit de supprimer jusqu'à 525 emplois en Belgique

La société de transport américaine UPS envisage de supprimer 525 emplois en Belgique, représentant plus de la moitié de ses effectifs. Cette restructuration…

01/07/2026 05:49:54 · Redacteur EU-affaires

Article complet

La société américaine de transport et de livraison UPS a annoncé son intention de supprimer jusqu'à 525 emplois en Belgique. Cette mesure drastique, qui représente plus de la moitié de l'effectif total dans le pays, a été confirmée par L'Echo le mardi 23 juin 2026. L'annonce fait suite à une période d'incertitude économique et d'évaluations d'entreprise, où UPS examine ses coûts opérationnels et son efficacité à l'échelle mondiale. Les syndicats ont déjà exprimé de sérieuses préoccupations concernant l'emploi futur et le soutien nécessaire aux travailleurs affectés au sein des sites belges d'UPS, notamment à Liège et Zaventem.

Ce qui se passe

UPS, un géant mondial de la livraison de colis et de la logistique, est sur le point d'opérer une restructuration majeure en Belgique. La suppression de jusqu'à 525 emplois aura un impact profond sur les travailleurs concernés et leurs familles, ainsi que sur le marché du travail belge dans son ensemble. Bien que le calendrier précis et l'impact détaillé n'aient pas été immédiatement spécifiés, il est clair qu'il s'agit d'une opération de grande envergure. De telles annonces conduisent invariablement à une période de consultation et de négociation avec les partenaires sociaux, l'objectif étant de minimiser les conséquences sociales et de prévoir des reclassements ou des reconversions professionnelles lorsque cela est possible. Le gouvernement fédéral belge et les autorités régionales, comme en Flandre et en Wallonie, suivront la situation de près compte tenu des répercussions possibles sur l'emploi et l'économie locale.

Historiquement, nous avons déjà vu des entreprises multinationales ajuster leurs activités en Belgique, souvent en raison de stratégies mondiales ou de pressions du marché. Pensons aux restructurations chez Ford Genk par le passé, ou aux vagues de licenciements plus récentes chez des entreprises comme Caterpillar ou ING. Dans ce contexte, l'annonce d'UPS, bien que douloureuse, n'est pas un phénomène inédit dans le paysage industriel belge. Le secteur logistique, qui joue un rôle crucial dans l'économie belge avec des nœuds importants comme les aéroports de Bruxelles et Liège et les ports d'Anvers et Zeebrugge, est constamment soumis à des changements, y compris l'automatisation et l'essor du commerce électronique.

Impact sur le secteur logistique

Le secteur logistique belge est un employeur majeur et contribue de manière significative au produit intérieur brut. La nouvelle concernant UPS pourrait susciter un débat plus large sur la résilience de ce secteur et la nécessité de diversification et d'innovation pour absorber de tels chocs. C'est un secteur où la concurrence est féroce et où la maximisation de l'efficacité est cruciale pour les marges bénéficiaires. L'impact pourrait être le plus important dans les régions où UPS a une forte présence, comme autour de l'aéroport de Liège et de Brussels Airport.

Contexte

L'annonce d'UPS doit être comprise dans un contexte économique plus large. Après des années de forte croissance du commerce électronique, en partie stimulée par la pandémie de COVID-19, de nombreux services de livraison connaissent désormais une normalisation, voire un ralentissement de la croissance des volumes de colis. Ceci, combiné à l'augmentation des coûts opérationnels (énergie, personnel) et à la pression croissante sur les marges, contraint les entreprises à revoir leurs stratégies mondiales. UPS a également mis en œuvre des réorganisations à l'échelle mondiale, souvent dans le but d'améliorer l'efficacité et de se concentrer sur des segments plus rentables. Il n'est pas inconcevable que l'accent se déplace de la simple croissance des volumes vers des services à valeur ajoutée.

Les règles du marché du travail belge, relativement strictes en matière de procédures de licenciement et de plans sociaux, joueront un rôle important dans la suite des événements. La loi-Renault, par exemple, régit la procédure en cas de licenciement collectif et impose l'information et la consultation avec les représentants des travailleurs. Ce processus peut prendre des mois, les syndicats, tels que la CSC, la FGTB et la CGSLB, jouant un rôle clé dans les négociations. L'Office National de l'Emploi (ONEM) sera également impliqué dans le soutien aux travailleurs licenciés. Selon une analyse antérieure de la Banque Nationale de Belgique (BNB), l'économie belge, bien que résiliente, reste sensible aux chocs externes et à la dynamique des entreprises multinationales.

"L'économie belge reste résiliente, mais l'impact des restructurations globales au sein des entreprises multinationales ne doit pas être sous-estimé. Il est crucial que les gouvernements et les partenaires sociaux collaborent de manière constructive pour limiter les conséquences sociales et faciliter la transition pour les travailleurs touchés." — L'Echo, 23 juin 2026

Ce que cela signifie pour la Belgique

Pour la Belgique, la restructuration annoncée chez UPS représente une perte significative d'emplois dans le secteur logistique. Elle met en lumière les défis auxquels la Belgique, en tant qu'économie ouverte, est confrontée lorsque les entreprises internationales ajustent leurs stratégies mondiales. C'est un signal d'alarme sur la nécessité de continuer à investir dans l'attractivité de la Belgique comme lieu d'implantation pour les hubs logistiques, notamment par des climats d'investissement favorables et une main-d'œuvre flexible et hautement qualifiée. Les régions, avec leurs compétences en matière d'économie et d'emploi, devront éventuellement envisager des mesures de soutien spécifiques pour les régions et les travailleurs touchés. Il peut s'agir de programmes de reconversion professionnelle ou de subventions pour les nouvelles entreprises souhaitant s'implanter à proximité.

À plus long terme, cette évolution suscitera probablement le débat sur la diversification de l'économie belge et la dépendance à l'égard de certains secteurs ou multinationales. Il reste essentiel que la Belgique continue de se positionner comme un lieu d'investissement attractif, mais aussi qu'elle s'attache à l'innovation et à la création de nouveaux emplois de haute qualité dans d'autres segments. Cela peut aider à atténuer l'impact des futures restructurations chez les grands acteurs internationaux et à renforcer la résilience du marché du travail belge pour les années à venir. Les syndicats resteront en tout cas étroitement impliqués dans les développements futurs et feront tout leur possible pour défendre les intérêts des travailleurs.

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