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Loi européenne sur l'emballage: impact sur les e-commerces

Loi européenne sur l'emballage: impact sur les e-commerces

La nouvelle loi européenne sur l'emballage pose des défis majeurs aux entrepreneurs belges, notamment pour les e-commerces expédiant des marchandises à…

11/08/2026 19:22:04 · Redacteur EU-affaires

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La loi européenne sur l'emballage suscite de vives inquiétudes parmi les propriétaires de boutiques en ligne belges. À partir de demain, les entrepreneurs devront déclarer annuellement et de manière détaillée la quantité de matériaux d'emballage qu'ils mettent sur le marché par pays. Cela inclut le carton, le film à bulles et les matériaux de calage. Les exigences sont complexes et entraînent une charge administrative considérable, notamment pour les petites et moyennes entreprises opérant à l'international.

Ce qui se passe

Ingeborg D’hoker (61 ans) d'Anvers, propriétaire d'une boutique en ligne de perles anciennes, est confrontée à un défi majeur. La nouvelle législation l'oblige à déclarer annuellement par pays la quantité exacte de matériaux d'emballage qu'elle utilise. « C'est un travail impossible. Rien que ce coût annuel s'élève pour moi à 15 000 euros pour envoyer quelques perles », avertit-elle. Ces coûts couvrent non seulement les frais d'enregistrement et de licence dans différents pays, mais aussi le temps nécessaire à l'administration et l'éventuelle embauche de services spécialisés. Des organisations d'entrepreneurs, telles qu'Unizo et Voka, ont déjà tiré la sonnette d'alarme concernant l'impact sur les PME belges.

Comment la législation sur l'emballage affecte les petits entrepreneurs

La législation vise à encourager l'emballage durable et à réduire les déchets. Cependant, pour les propriétaires de boutiques en ligne individuels qui vendent des produits artisanaux ou des articles de niche, la pression réglementaire peut être accablante. L'écart entre les ambitions de la loi et la faisabilité pratique pour les petits acteurs est considérable. Les grandes entreprises multinationales ont souvent les ressources nécessaires pour se conformer à de telles règles, mais pour les entrepreneurs locaux en Flandre et en Wallonie, c'est souvent une tâche impossible.

Contexte

La nouvelle réglementation découle d'une directive européenne visant à promouvoir une économie circulaire et à réduire les déchets d'emballage. Chaque État membre met en œuvre cette directive à sa manière, ce qui conduit à un patchwork de règles nationales et à une bureaucratie complexe. Cela rend difficile pour les entrepreneurs de maintenir une vue d'ensemble et de satisfaire à toutes les exigences lorsqu'ils expédient vers différents pays européens. L'intention est bonne, mais la mise en œuvre crée involontairement des obstacles au marché intérieur libre, surtout pour les petits acteurs qui n'ont pas de services juridiques et administratifs étendus. Safia Yachou, experte en consommation chez HLN, a étudié les conséquences de cette loi sur l'emballage pour les entrepreneurs et les consommateurs belges, soulignant la lourde charge financière et administrative.

Ce que cela signifie pour la Belgique

Les conséquences pour l'économie belge pourraient être considérables. Les petites boutiques en ligne pourraient être contraintes de cesser leurs activités ou de se limiter aux expéditions nationales, ce qui limiterait sérieusement leur potentiel de croissance. Cela pourrait entraîner une perte d'innovation et de compétitivité. Les organisations d'entrepreneurs, y compris Unizo et la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) (bien que la FEB défende les intérêts des grandes entreprises, son rôle de représentation du monde des affaires en général la place en position d'évaluer l'impact des réglementations), parlent de « harcèlement administratif » et plaident pour une simplification et une harmonisation des règles au niveau européen. Sans ajustements, la nouvelle loi menace de saper la diversité des PME belges, un moteur essentiel de l'économie.

La source principale de cette nouvelle est HLN, comme mentionné dans l'article. « C'est un travail impossible. Rien que ce coût annuel s'élève pour moi à 15 000 euros », avertit Ingeborg D’hoker.

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