Les remboursements de soins dentaires accordés par l'assurance maladie obligatoire ont bondi de 50% en l'espace de cinq ans en Belgique. C'est ce que révèle le quotidien économique L'Echo, s'appuyant sur les données communiquées par l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami). L'envolée des dépenses s'est nettement accélérée depuis 2021.
Une combinaison de facteurs tarifaires et sociaux
Cette poussée des dépenses publiques s'explique d'abord par la poussée de l'inflation, qui a provoqué l'indexation mécanique des barèmes médicaux. Par ailleurs, les révisions de tarifs conventionnés et l'extension du statut d'intervention majorée (BIM) ont élargi la prise en charge financière des consultations et des traitements pour une part croissante de la population belge.
Le constat dressé par l'assureur public inclut toutefois des dérives de facturation:
« L'inflation, la hausse des tarifs et l'intervention majorée pèsent lourd, mais aussi l'abus de certains actes. »
La question des contrôles sur les actes surfacturés
L'Inami pointe ainsi la surconsommation médicale et l'exécution injustifiée de certaines prestations lourdes par certains praticiens. Les modalités précises des futurs contrôles et les éventuelles sanctions budgétaires que les autorités fédérales comptent appliquer aux prestataires concernés restent à préciser.


