Le dossier de Brussels Airport provoque un nouveau bras de fer institutionnel entre le gouvernement flamand et le pouvoir fédéral. L'exécutif flamand a décidé d'engager un conflit d'intérêts à l'encontre des décisions prises par le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, rapportent le quotidien économique L'Echo et le média bruxellois Bruzz.
L'opposition flamande vise directement les mesures relatives à l'utilisation des pistes ainsi que l'adaptation des normes de vent sur le tarmac de l'aéroport national. Cette procédure formelle a pour effet immédiat de geler le dossier, avec la perspective de suspendre temporairement l'application des décisions fédérales pendant un délai de 60 jours.
Contestation formelle sur les pistes et les normes de vent
Les arbitrages ministériels contestés portent sur l'organisation des décollages et atterrissages à Brussels Airport, en particulier sur les critères météorologiques et les règles d'attribution des pistes de décollage. Alors que Jean-Luc Crucke avait arrêté de nouvelles dispositions pour régir ce trafic, la Flandre refuse les modalités retenues au niveau fédéral.
Comme le souligne le média Bruzz, la contestation flamande met l'accent sur les normes de vent associées aux trajectoires d'exploitation. La motion déposée par la Flandre enclenche une phase de contestation administrative et politique visant à faire réexaminer les équilibres retenus par le ministre de la Mobilité.
Suspension temporaire des décisions fédérales
Le recours au mécanisme du conflit d'intérêts constitue un levier institutionnel belge permettant à une entité fédérée d'interrompre l'action du gouvernement fédéral si elle estime que ses intérêts sont lésés. Durant la suspension de 60 jours ouverte par cette motion, des concertations formelles devront être menées entre les différentes entités pour tenter de dénouer le litige autour des pistes de Brussels Airport.


