La solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien est considérée comme « enterrée » après les événements du 7 octobre et la guerre qui a suivi à Gaza, selon l'analyse de l'expert David Khalfa. Cette conclusion, rapportée par le quotidien économique belge L'Echo, souligne que si la solution est actuellement jugée non viable, aucune alternative crédible n'a encore émergé. Cela place la communauté internationale, y compris les décideurs politiques belges et l'Union européenne, face à un défi considérable. La complexité du conflit et les intérêts profondément enracinés des parties impliquées entravent considérablement la recherche d'une solution durable. La situation humanitaire à Gaza, exacerbée par le blocus, augmente la pression sur les acteurs internationaux pour qu'ils agissent. Les organisations humanitaires internationales, dont beaucoup reçoivent le soutien du Service public fédéral Affaires étrangères belge, alertent constamment sur les conséquences du conflit pour la population civile.
Ce qui se passe
L'escalade du conflit depuis le 7 octobre a fondamentalement modifié le dialogue international sur une paix durable. David Khalfa note que la solution à deux États n'est peut-être pas définitivement morte, mais qu'aucun successeur concret n'est en vue pour résoudre cette question complexe. Ce dilemme crée un vide diplomatique. L'approche traditionnelle, privilégiée pendant des décennies par des organisations telles que les Nations Unies et l'Union européenne, ne semble pas avoir d'alternative largement acceptée pour le moment. Pour le gouvernement belge, actif au sein des forums internationaux comme l'ONU et l'UE, cela signifie une pression croissante pour contribuer à la formulation de nouvelles stratégies, potentiellement depuis Bruxelles. Le gouvernement fédéral a réaffirmé à plusieurs reprises son soutien à une solution à deux États, mais sa faisabilité est désormais en question. La Belgique, en tant que membre de l'UE, est liée par les politiques étrangères communes, mais elle s'efforce également de faire entendre sa propre voix diplomatique, par exemple à travers les efforts du Ministre des Affaires étrangères.
Un manque de consensus et d'urgence
La communauté internationale est aux prises avec un manque de consensus sur la voie à suivre. Alors que certains pays s'accrochent à la solution à deux États comme la seule option réaliste, d'autres recherchent des modèles alternatifs. L'urgence de la situation est soulignée par les tensions continues dans la région et l'aggravation des besoins humanitaires. L'Union européenne, y compris la Belgique, a jusqu'à présent réaffirmé son soutien à la solution à deux États, mais en interne, le débat s'intensifie sur l'efficacité de cette approche sans progrès concrets sur le terrain. Ce débat se retrouve également dans les positions des différentes régions belges, comme la Flandre et la Wallonie, qui peuvent parfois avoir des accents diplomatiques divergents.
Contexte
Le concept d'une solution à deux États, impliquant un État palestinien indépendant aux côtés d'Israël, a été pendant des décennies la pierre angulaire des efforts de paix internationaux. Ce modèle était largement accepté comme la voie la plus viable vers une paix et une sécurité durables dans la région. Après les accords d'Oslo dans les années 1990, sa mise en œuvre semblait à portée de main, mais les échecs successifs des négociations et les escalades ont progressivement sapé l'espoir d'une réalisation rapide. Les événements du 7 octobre et les opérations militaires ultérieures à Gaza ont toutefois accéléré la situation, incitant de nombreux acteurs à douter sérieusement de l'efficacité de cette solution.
«Le 7-Octobre et la guerre à Gaza ont "enterré" la solution à deux États, mais sans qu’on puisse en déclarer "la mort définitive", estime David Khalfa. Aucune alternative crédible ne s’est imposée.» — L'Echo
Les mots de David Khalfa, cités dans L'Echo, résument bien le sentiment actuel : la solution est « enterrée », mais pas encore définitivement « morte ». Cela implique un état de stagnation, où l'ancienne approche ne fonctionne plus, mais où aucune nouvelle n'a encore émergé. Cette impasse a des conséquences considérables pour la stabilité au Moyen-Orient et au-delà. Les diplomates belges soulignent l'importance d'une approche multilatérale, souvent par le biais de l'Union européenne et des Nations Unies, pour sortir de l'impasse. La ville de Bruxelles, en tant que cœur de l'UE et hôte de nombreuses organisations internationales, joue un rôle clé dans ces efforts diplomatiques. La BNB, ou Banque Nationale de Belgique, surveille de près l'impact économique de tels conflits régionaux sur le commerce mondial, ce qui peut indirectement affecter l'économie belge.
Ce que cela signifie pour la Belgique
L'absence d'un nouveau plan concret crée un vide diplomatique dans lequel la Belgique et l'Union européenne doivent reconsidérer leur rôle. La constatation que la solution à deux États est « enterrée » mais pas « morte » indique une période de réévaluation au sein de la politique internationale. Sans une feuille de route claire, la situation sur le terrain reste tendue et incertaine. Les prochains mois seront cruciaux pour la formation de nouvelles initiatives éventuelles visant à briser l'impasse, où le rôle des décideurs politiques belges et européens dans la recherche de stabilité et de sécurité dans la région sera d'une grande importance. La politique étrangère belge a traditionnellement mis l'accent sur les droits de l'homme et le droit international, des principes qui sont de nouveau sous pression dans le conflit. Les gouvernements flamand et wallon, via leurs propres relations internationales, suivent également les développements de près. Le Service public fédéral Affaires étrangères belge continue de s'engager en faveur de l'aide humanitaire et du dialogue politique. L'Université de Gand et l'Université Libre de Bruxelles contribuent, par leurs recherches et leur expertise, au débat belge sur la politique au Moyen-Orient. Tout cela démontre que la Belgique, malgré la complexité, continue de chercher des moyens de contribuer à une solution.


